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Jean NADEAU

Né le 29 octobre 1974 à
Mont-de-Marsan (40),
il
réside à La Bastide d’Armagnac (40).
Son frère Pierre, trompettiste, lui donne très
tôt
le goût de la musique.
Il prend alors quelques cours de piano, enfant ; et,
emboîtant le
pas à son aîné, écoute
assidûment des
incontournables tels que les Beatles, Neil Young, Supertramp, Pink
Floyd, les Waterboys, puis Bernard Lubat, Eddy Louiss, The Manhattan
Transfer, Michel Portal, Claude Nougaro, Jacques Brel, George Benson,
les Manufactures Verbales,...
Plus tard, Christian SAUNIER, jazzman, l’initie au jazz en
général, et au be-bop en particulier. Il assiste
régulièrement, de nombreux week-ends de son
adolescence,
aux répétitions des Jazz Potes (septet de be-bop
jouant
des standards de Gerry Mulligan, Charlie Parker, Chet Baker,
…) chez
Christian, et « tape parfois le bœuf »
avec eux, à
l’occasion.
C’est pétri de ces influences qu’il
nourrira son appétit
de musique en autodidacte durant les années de
collège et
de lycée effectuées à «
Cendrillon »,
à Dax. Et c’est là,
parallèlement, qu’il
découvre le chant choral au contact de Laurent SUBIAS
(ancien
élève du lycée, organiste,
compositeur, chef de
chœur et brillant pédagogue).
Plus tard, devenu organiste paroissial, il effectuera, en 1991, un
premier stage de musique liturgique à Bayonne ; il y
retrouve
Laurent, qui y enseigne l’orgue et l’harmonie, et y
fait la rencontre
du Père Jean AMESLAND, créateur de ces sessions
annuelles, et alors responsable national des chorales liturgiques.
Celui-ci le passionne pour la musique d’Église et
l’engage
à œuvrer en le domaine.
Mais, n’étant pas « institutionnellement
»
raisonnablement formé, il n’ose pas
démarrer des
études musicales post-baccalauréat, et
s’oriente donc
vers les sciences en classe de Mathématiques
Supérieures
à l’École des Hautes Études
Industrielles,
à Lille.
Or, à cette période, ayant commencé de
travailler
l’écriture musicale avec le Père
André DUZAN
(originaire de Saint-Justin), celui-ci lui envoie hebdomadairement par
la poste des devoirs d’harmonie et de contrepoint
à
réaliser, et à lui retourner. Le contact avec la
musique
n’est donc pas rompu. Au contraire… Ce lien
étant maintenu, les
progrès en la matière se faisant sentir, le
désir
et le besoin naissent de se confronter à la pratique
musicale.
Il passe ainsi le concours d’entrée à
la Maîtrise
de la cathédrale de Lille, et
l’intègre. Il y
découvre un nouvel univers musical : le chant
grégorien,
dans sa forme la plus authentique, tel qu’il est
pratiqué depuis
des siècles à Solemmes.
Il fonde également une chorale, dans le cadre de la
Faculté Catholique de Lille, regroupant des
étudiants de
tous horizons, et est amené, par le fait, à la
diriger,
à écrire plusieurs arrangements musicaux pour
elle, et,
finalement, à faire des infidélités
aux sciences…
Le tout se soldera, en fin d’année scolaire, par
un concert
mémorable en première partie de
l’Orchestre National de
Lille lors de la Fête de la Musique de 1993, et…
par l’exclusion
de l’École des Hautes Études
Industrielles !
« Un mal pour un bien », dit-on…
Ce fut le cas, puisque, de retour en Aquitaine pour suivre les cours de
la Faculté des Sciences de Bordeaux, il retrouve par hasard
Laurent SUBIAS, inscrit, lui, en Faculté de
Musique… Celui-ci le
convainc de tenter le concours à son tour, et
l’aide à
s’y préparer. Étant ainsi admis, en
1994, il
démarrera des études musicales conjointement au
Conservatoire de Bordeaux et à la Faculté des
Lettres de
Bordeaux III.
Au Conservatoire, il travaille l’orgue dans les classes de
Christian
MOUYEN, puis Francis CHAPELET et François ESPINASSE ; et
l’écriture musicale (harmonie et contrepoint) dans
les classes
de Patrice DE FACCIO et Claude BASS.
Ayant obtenu le Prix de Contrepoint en 1999, il poursuivra ses
études à la Sorbonne, puis à
l’Université
de Toulouse II.
Parallèlement, il suit également les cours de
Composition
de Musique Liturgique de l’Institut de Musique
Sacrée de
Toulouse dans la classe du Père Pierre BARTHEZ ; celui-ci,
devenu responsable musical national au sein du Centre National de
Pastorale Liturgique, l’invite à rejoindre le CNPL
pour
travailler au renouveau du répertoire national de musique
liturgique. Il a ainsi l’occasion
d’œuvrer, notamment, aux
côtés de Jean-Michel DIEUAIDE, directeur
artistique et
musical de Notre-Dame de Paris.
Il termine actuellement ses études à Toulouse, en
se
spécialisant, en troisième cycle universitaire,
sur la
musique d’Église savante contemporaine,
appuyé en cela
par son directeur de recherches Jésus AGUILA, musicologue,
éminent spécialiste des vingtième et
vingt-et-unième siècles musicaux.
Il mène enfin une activité de compositeur de
musique
sacrée. Ont ainsi été
publiés trois motets,
en un recueil, pour chœur à 4 voix mixtes a
cappella, aux
éditions Bayard-Nizet, Belgique (www.bayard-nizet.com) :
Assumpta est Maria, O Magnum Mysterium, Ave Maria. Il est
également l’auteur d’un motet
à 6 voix mixtes a cappella
: Exultate Deo ; d’une Petite messe pour flûte,
chœur mixte et
piano ; d’une cantate (sur un texte de Didier Rimaud) : Qui
changera
mon cœur de pierre ? pour flûte ou violon, soprano,
alto et
baryton soli, chœur mixte, piano et orgue. Plusieurs autres
pièces sont en préparation.
Dans la même mesure, il est amené
régulièrement à écrire de
nombreux
arrangements, au sein notamment de la Commission Diocésaine
de
Musique Liturgique, dont il fait partie, y étant
chargé
de l’aspect technique de la musique (arrangements,
orchestrations,
créations, mises en œuvre), de la relation aux
orchestres, et de
la formation des divers acteurs musicaux. C’est
précisément dans ce cadre qu’il a
écrit et
dirigé l’enregistrement du disque des Don Camillos
(«
banda » landaise ayant vocation à adapter
à sa
formation spécifique des « standards »
de la musique
d’Église).
Il prend la direction du chœur d’hommes Omnes Orbis
le 27 janvier 2006,
à la suite de Michel JACOBERGER.
Je voudrais terminer cet immodeste exercice autobiographique,
où
je suis obligé de parler de moi à la
troisième
personne, en remerciant chaleureusement les gens sans qui je
n’aurais
peut-être pas eu le bonheur d’être
musicien :
mes parents,
qui, ayant toujours compris mes choix, les ont
incessamment soutenus ;
mon frère, de qui j’ai souvent
l’habitude de dire qu’il est
probablement mon meilleur ami, et qui a toujours
été un
complice… ;
Christian SAUNIER, sur qui je ne dirai pas grand’chose,
paradoxalement
inversement proportionnellement à ce qu’il
représente
pour moi, mais c’est pour ne pas froisser sa modestie qui
n’a
d’égal que son cœur énorme ;
Jean AMESLAND, prêtre ayant voué sa vie
à la
musique sacrée « ad majorem Dei gloriam
», mon
maître et ami ;
André DUZAN, prêtre, littérateur,
organiste et
compositeur, m’ayant appris les rudiments de
l’écriture musicale
;
Laurent SUBIAS, mon vieux pote, qui m’a toujours
été
d’une aide précieuse, doublé
d’un ami fidèle ;
Jésus AGUILA, musicologue, Professeur à
l’Université de Toulouse II, tête
pensante des grandes
orientations musicales de ce siècle, toujours disponible et
écoutant ;
Lothaire MABRU, ethnomusicologue, Maître de
conférences
à l’Université de Bordeaux III,
m’ayant inculqué
la belle idée qu’un musicien, comme au vieux temps
de nos
campagnes gasconnes, devrait être aussi et surtout un
prestataire
de service, comme le garde-champêtre, le curé ou
le
médecin ;
Le chœur d’hommes OMNES ORBIS, qui a eu la
gentillesse de m’inviter
à prendre sa tête, pour un bout de chemin que
j’espère aussi long et aussi beau que
possible…
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